Nouvelle année : 5 résolutions qui méritent vraiment une place sur votre liste

Auteure

LaGazelle

Publié

December 14, 2025

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Au cours du mois de novembre, la coureuse d’ultra-trail Stéphanie Simpson a partagé une série de publications empreintes d’introspection, mettant en lumière des leçons de vie profondes. Elle a parlé de relations, d’estime de soi, des drames que l’on apprend trop souvent à enfouir, du temps, cette ressource précieuse que l’on croit infinie et de tout ce que la vie nous enseigne quand on prend le temps d’écouter. Ces réflexions étaient riches, vraies, percutantes et encore aujourd’hui certaines d’entre elles m’habitent. Merci Stéphanie!

La fin d’année est souvent le moment du bilan. Une période où l’on regarde derrière… et surtout devant. On se fixe des résolutions, certaines rassurantes, d’autres plus intimidantes. Il y a les classiques: se remettre en forme, mieux manger, bouger plus qui passent bien, même si parfois ils ne durent que le mois de janvier.

Mais inspirée par le partage de Stéphanie, je vous propose autre chose : des résolutions hors sentiers battus. Celles qui ne font pas de bruit. Celles qu’on n’affiche pas sur les réseaux sociaux. Celles qu’on remet depuis des années, en coulisses, loin des regards. Regardons quelques-unes ensemble.

1. Dire non… pour enfin se dire oui

Le plus grand défi de la vie n’est pas toujours de réussir, d’accomplir ou de performer. Parfois, c’est simplement d’apprendre à dire non. Dire non à sa tête quand le corps réclame un répit. Dire non quand une situation ne correspond plus à nos valeurs. Dire non, même quand cela nous place à contre-courant.

Et quand on ne sait pas dire non, on dit oui à tout et à tout le monde. On prend des responsabilités qui ne nous appartiennent pas. On encaisse. On se tait. Et à force de dire oui à l’extérieur, on finit par dire non à soi-même.

Souvent, on apprend à dire non avec le temps… et malheureusement, parfois avec l’épuisement, les erreurs, ou les moments manqués qu’on ne veut plus revivre. Dire non, c’est faire de la place. C’est fermer certaines portes pour en ouvrir d’autres plus justes, plus alignées, plus toi.

2. Être conscient du piège du confort

Le confort est un piège magnifique. Il te promet la sécurité, mais il t’enlève ton envie d’avancer. Il te murmure « reste » quand tout en toi sait que tu devrais continuer. Il te rassure… jusqu’à ce que tu oublies que t’es encore capable de beaucoup plus. Le confort détruit les rêves. Le confort, c’est pas juste l’image d’un « divan ». C’est une philosophie invisible qui te convainc que demain fera l’affaire. Que c’est trop risqué. Que ne t’es pas encore prêt. Que les autres, peut-être… mais pas toi. Ou on se dit: peut-être demain, peut-être quand tu auras plus de temps, peut-être quand tout ira mieux, peut-être quand les enfants seront plus grands, peut-être quand tu te sentiras prête à 100% (ce qui n’arrivera jamais…).

Et ce divan qui t’attend chaque soir connaît tous tes projets mis sur pause. Toutes ces fois où t’as dit « demain », sachant très bien que demain n’arrivera jamais. Parce que demain, tu vas avoir une autre bonne raison. Une autre priorité. Une autre excuse qui semble logique.

Le confort ne fait pas mal, et c’est exactement ça, le danger. Il s’installe sans bruit. Il t’endort sans que tu t’en rendes compte. Il te dit que t’as bien mérité de te reposer…et que c’est correct de remettre à demain. Alors appelle ça comme tu veux: de la paix, de la sagesse, de la stabilité. Mais soyons honnêtes : c’est juste une façon plus douce de dire que t’as arrêté d’essayer. Et pendant que tu “attends le bon moment”, la vie, elle, continue sans toi. Les saisons passent, les opportunités aussi.

Le confort, c’est sournois. Il ne t’enchaîne pas. Il te garde juste “correct”. Ni mal, ni bien. Juste… correct. Mais on ne vit pas pour être correct. On vit pour être vivant!!!

3. Développer son intelligence émotionnelle

L'intelligence émotionnelle, qu'est-ce que c'est ? | LiviOn valorise les diplômes, les titres, les compétences, la performance. On nous demande ce qu’on fait dans la vie, où on a étudié, où on travaille. Mais où est la place de l’intelligence émotionnelle?

Dans la vraie vie, ce n’est pas un diplôme qui nous sort d’un conflit. Ce n’est pas un QI qui nous aide à reconnaître qu’on a dépassé une limite. Ce n’est pas un titre professionnel qui nous apprend à prendre soin d’un proche en difficulté. Ce qui fait la différence, c’est la capacité à se comprendre, à reconnaître ce qui se passe en nous avant que ça déborde, à écouter, à s’ajuster, à se remettre en question. C’est compétences s’acquièrent souvent dans des conversations difficiles, des déceptions, des échecs,… qui nous poussent à la conscience de soi et le courage d’accepter de ne pas tout contrôler.

En ultra-trail, c’est exactement pareil. Tu peux avoir le meilleur plan, les meilleures jambes, les meilleurs souliers. Mais à 3 h du matin, quand le corps fait mal et que la tête tourne en boucle, ce qui te fait avancer, ce n’est plus le physique. C’est ta capacité à te parler… et à t’écouter. La vraie différence aujourd’hui même dans nos milieux de travail, ce n’est pas seulement ce qu’on sait faire, mais qui l’on est pendant qu’on le fait.

4. Aller au-delà de la motivation

Motivation vs. discipline: getting the most out of bothOn vit à l’ère de la motivation instantanée : citations, vidéos, coachs inspirants. Et pourtant, la motivation est instable. Elle va et vient. Elle dépend du contexte, de la fatigue, des émotions. Tu peux être super motivée le matin, et quelques heures plus tard, quand ta journée te rentre dedans, ça diminue…ça disparaît presque.

La motivation n’est donc pas stable. Elle est très fragile, car il suffit d’un mot, un commentaire, une fatigue, une contrariété…et tout peut s’effondrer. C’est comme un départ d’une course: excitant, mais ça ne t’amène jamais à l’arrivée. Ça prend plus que ça…

Peut-être qu’au lieu de regarder ceux qui ont l’air toujours motivés, on devrait regarder ceux qui sont constants. Ceux qui se présentent chaque jour, même quand c’est moins “le fun”. Ceux qui avancent pareil. C’est vrai que la constance n’est pas spectaculaire comme l’est la motivation dans nos oreilles. Ce n’est pas viral. Ça ne se montre pas bien en story sur les réseaux sociaux.

Le vrai succès, il se construit à l’abri du regard, dans les moments silencieux, dans ce que personne ne voit, dans les jours où t’as zéro motivation, quand tu es fatiguée, même quand tu préférerais faire autre chose, même quand personne ne regarde.

Et c’est vrai dans tout… Un marathon, ça ne se fait pas avec de la motivation. Ça se fait avec la constance de t’entraîner les jours où il neige, les jours où tu doutes, les jours où tout en toi te dit d’arrêter. La ligne d’arrivée appartient aux constants, pas aux motivés du lundi matin! Même chose pour une entreprise qui se bâtit avec 5 % d’idées et 95 % de constance ou un couple solide qui survit grâce à la constance de choisir l’autre, jour après jour ou encore la guérison intérieure se fait à petits pas constants, même quand c’est inconfortable.

Alors oui, on a besoin de motivation pour commencer, mais c’est la constance nous fait devenir. La motivation nous fait rêver, mais la constance nous amène là où on veut aller. Comme quelqu’un a dit un jour, la motivation, c’est la raison. La constance, c’est le résultat!

Imaginez ce que nous pouvons accomplir si on arrête d’attendre d’être motivée et qu’on choisit simplement d’être une personne constante. Parce que ce n’est pas ce que tu fais quand tu es motivé qui change ta vie, mais ce que tu fais quand tu ne l’es pas. C’est ça, la recette. La seule. Et la vraie.

5. Le bonheur est déjà là

On passe une grande partie de notre vie à courir après le bonheur, comme s’il se trouvait dans un « après ». Je serai heureuse quand…Mais la vie ne se place jamais parfaitement. Si on attend que tout soit réglé pour être heureux, on risque de passer à côté de l’essentiel.

Le bonheur n’est pas une destination. Il existe en chemin, dans les petits moments du quotidien, dans ce qui ne brille pas mais qui touche profondément. Il apparaît quand on cesse de se comparer, quand on ralentit, quand on choisit la présence plutôt que la performance.

Et le bonheur n’est pas dans le « plus », mais dans le « moins » : moins de bruit, moins de pression, moins de course contre le temps. Parce que ce qui nous manque le plus, ce n’est pas des choses…C’est du temps vécu pleinement.

Alors, en conclusion, je dirais qu’une nouvelle année apporte son lot de surprises, belles et difficiles. Mais elle nous offre surtout du temps. Et ce temps est précieux, parce que malheureusement, certains ne franchiront pas la nouvelle année. Pour 2026, je nous souhaite une vie cohérente avec nos valeurs, le courage d’avancer malgré la peur et la sagesse de voir le bonheur lorsqu’il passe dans le coin!

Joyeuses fêtes et bonne année, sur les sentiers comme dans la vie 🏃‍♀️✨

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