Briser le cycle!

Auteure

LaGazelle

Publié

January 17, 2026

Avec un titre pareil, ne vous en faites pas, je ne vous demande pas de briser votre cycle d’entraînement! Je sais à quel point nous, les coureurs, aimons les routines. Les habitudes bien ancrées. Année après année, nous avançons souvent au rythme de plans d’entraînement soigneusement construits, dictés par nos objectifs sportifs. Et c’est bien ainsi! Aujourd’hui, ce ne sont pas de ces cycles-là dont j’ai envie de vous parler. Dans ce premier article de l’année, je veux plutôt aborder les autres cycles qui régissent nos vies. Ceux qui nous font commencer mille choses sans jamais les terminer. Ceux qui nous maintiennent dans un manque de maîtrise de soi malgré tous nos efforts pour mieux gérer nos émotions. Ceux qui se répètent dans nos relations, notre vie professionnelle ou même notre rapport au sport. Ceux qu’on appelle les cercles vicieux. Mon souhait pour 2026? Que ce soit l’année où vous reprendrez le dessus sur le pattern qui vous pourrit la vie.

« New Year, New Me »… vraiment?

Ah, que ce slogan est tentant. Se dire qu’une nouvelle année apporte automatiquement un nouveau nous avec elle. Si seulement c’était aussi simple! Dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas ainsi. Si j’étais colérique en 2025, il y a de fortes chances que je le sois encore en ce début d’année. Si j’étais prise dans des comportements destructeurs, ils ne disparaissent pas par magie au 1er janvier. Si ma petite voix intérieure me répétait que je n’étais pas assez bonne, elle est probablement encore bien présente aujourd’hui.

Et côté sport, c’est exactement la même chose. On peut connaître parfaitement la nutrition, suivre les meilleurs plans d’entraînement, être inscrit à un club de course, à la salle de musculation et même à une course officielle… Si la discipline ne suit pas, le « New Year, New Me » reste un slogan vide. Attention, je ne dis surtout pas qu’il ne faut pas avoir de grands objectifs. Au contraire! Les rêves un peu fous nourrissent une motivation profonde et durable. Mais il ne faut pas mélanger court terme et long terme. Un gros objectif se prépare. Souvent sur six mois, un an, parfois plusieurs années surtout lorsqu’on vise des défis majeurs (comme la Diagonale des Fous, dans mon cas). « Tout vient à point à qui sait attendre » : un dicton on ne peut plus vrai en sport d’endurance. Le problème, c’est cette obsession de l’instantanéité. Personne ne dit « New Year, New Me… dans un an ». Et pourtant, c’est précisément ce genre de délai qui permet une transformation réelle, dans le sport comme dans la vie.

Et bien sûr qu’une nouvelle année peut insuffler un vent de motivation. Mais ce qui fait réellement la différence, c’est l’action répétée, toute l’année, avec ou sans motivation. Sans action, même minuscule, nous risquons de passer notre vie enfermés dans des cercles vicieux de rêver notre vie et non de la vivre. Et le changement d’année n’y changera rien.

Vous n’arrivez à faire du renforcement musculaire qu’une fois par semaine? Gardez cette fois-là.

Vous n’arrivez même pas à commencer? Commencez quand même, peu importe la durée.

Vous avez de la difficulté avec l’alimentation malgré toutes vos connaissances? Essayez un seul petit changement, pas une révolution complète (et tant mieux, parce que manger, c’est aussi le plaisir, pas une épreuve).

Alors, valorisez ce petit geste, qui ne paie peut-être pas de mine aux yeux des autres (et parfois aux nôtres), pourtant porte déjà en lui l’avenir. Comme une semence qu’on plante sans crier victoire, mais qui germe lentement, en silence.

La spirale du « toujours plus »

Les meilleures chaussures de running pour courir un marathon | Trail &  RunningLe piège de notre génération, c’est la dispersion. Trop d’idées, trop de projets, trop de bruit. Tout faire, tout de suite. Les coureurs ne sont pas épargnés.

Toujours plus vite. Toujours plus loin. Toujours plus fort. « No pain, no gain », comme on dit. Ce qui semble vertueux au départ peut pourtant se transformer insidieusement en cercle vicieux. La spirale du « toujours plus » s’installe. Dépendance aux endorphines, au sentiment de toute-puissance, au bien être physique et mental, à la reconnaissance, aux likes, à l’admiration… Les moteurs sont nombreux.

Et souvent, ironiquement, ce sont ces mêmes raisons qui nous ont poussés à enfiler nos premières chaussures de course. Peu à peu, la raison s’efface. Le plaisir aussi. La pratique devient obsessionnelle. On entre alors dans un cycle dont il faut avoir la prudence de ne pas entrer… ou de sortir, seul ou avec de l’aide.

L’impatience du coureur d’endurance

Qui n’a jamais été impatient? Notre monde nous conditionne à vouloir tout, tout de suite. Mais dans le sport et dans le développement personnel ça ne fonctionne pas ainsi. Le corps humain n’est pas une technologie. Chercher des résultats rapides, c’est souvent se diriger droit vers l’échec. La progression est lente. Toujours. Et plus on avance, plus elle ralentit.

Oui, les débutants progressent vite. Mais plus on devient expérimenté, plus les gains se mesurent sur le moyen et le long terme. Et c’est souvent là que l’impatience s’installe, suivie de la frustration, puis du découragement… et le cercle vicieux recommence. C’est pourquoi, en tant que coureurs, nous devons apprendre à voir le temps comme un allié, jamais comme un frein.

Nous sommes tous pris, à un moment ou un autre, dans des cycles vicieux. C’est peut-être même profondément humain. Mais ne restez pas dans les mêmes schémas tout en espérant en sortir. Car bien souvent, l’avenir se cache déjà dans les petits commencements.

Un pas. Une décision. Un cycle brisé.

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