Les bienfaits de l’entraînement en montagne
Quand on pense à l’entraînement en montagne, on pense souvent à la difficulté de la course en trail. On peut avoir peur des montées, peur de tomber dans les descentes… Bref, bien des personnes préfèrent s’en passer en pensant que c’est loin d’être reposant! Mais courir ou marcher en montagne apporte bien plus qu’un simple entraînement physique, qui, d’ailleurs, n’est pas plus difficile qu’un autre sport, d’autant plus qu’on prend le temps de progresser. Aujourd’hui, je vous propose de voir quelques-uns de ses avantages.
Se dépasser… autrement
La montagne nous pousse aussi à sortir un peu de notre zone de confort. Une montée qui semble interminable, une descente plus technique qu’on l’aurait imaginé ou simplement un parcours plus long que ce qu’on fait habituellement peuvent devenir de petits défis personnels. Et disons-le tout de suite : se dépasser ne veut pas nécessairement dire aller plus vite ni finir la langue à terre.
Bref, se dépasser peut être de réussir à courir une montée qu’on devait habituellement marcher, entamer et terminer un parcours qu’on trouvait intimidant, oser un sentier plus technique ou simplement continuer malgré l’envie de s’arrêter.
Aussi, ce que j’aime avec la montagne, c’est que la comparaison avec les autres devient souvent moins importante. Le défi est souvent très personnel, en se mesurant à soi-même. Tellement que, certains jours, se dépasser peut même vouloir dire accepter de ralentir ou de s’arrêter parce que parfois, on n’y arrive pas, même si on va jusqu’au bout de soi. En montagne, il faut aussi apprendre à respecter son rythme et ses limites.
Le chrono sur le banc du passager!
Pour quelqu’un habitué à courir sur route, le trail peut demander un petit changement de perspective. Lorsque j’ai fait le switch, je faisais des marathons et, même sans la montre, la vitesse était l’indicateur principal pour savoir si j’avais fait une bonne course ou pas. Alors, lorsque je fais une course de trail de 24 km, ma première course en montagne et ma première fois en Gaspésie, au mont Albert, j’avais encore cette idée qu’il fallait courir vite. Heureusement, je ne me suis pas blessée, mais j’aurais pu, car mes muscles n’étaient aucunement préparés à faire de la vitesse sur ce terrain.
Essayer de maintenir exactement la même allure que sur route n’a pas beaucoup de sens devant un parcours vallonné ou montagneux. Une montée peut faire chuter l’allure, une descente peut la faire augmenter et un sentier technique peut nous obliger à ralentir considérablement.
Mais je suis d’accord avec ceux qui passent de la course sur route à celle en trail : ça peut sembler bizarre de ralentir par moments lorsqu’on est habitué à garder un certain rythme. Mais le chrono ne disparaît pas nécessairement, il prend moins de place. Et aussi étonnant que cela puisse être, la majorité des coureurs aiment le fait que le chrono prenne moins d’importance.
On va prendre le goût de courir davantage aux sensations. On ne cherche plus constamment à battre son temps précédent. On apprend plutôt à composer avec le terrain en se préparant physiquement et mentalement.
Vous aimez ce contenu ?
Abonnez-vous à l'infolettre pour recevoir mes prochains articles.
Et peut-être que c’est justement ça, l’un des beaux cadeaux de la montagne : elle nous rappelle que courir, ce n’est pas toujours aller plus vite, mais que c’est une discipline avec différentes composantes qui forment un tout.
Revenir à la nature
Il y a quelque chose de particulièrement reposant à quitter la ville et à se retrouver sur un sentier. Pendant plusieurs minutes ou encore quelques heures, les voitures, les notifications, les écrans et le bruit du quotidien laissent place aux arbres, aux rochers, au vent ou au bruit de nos propres pas. On n’est plus seulement en train de courir, dans le sens propre et/ou figuré. On prend le temps d’observer ce qui nous entoure.
Et dans un quotidien où tout va souvent très vite, cette déconnexion fait du bien sans pour autant avoir besoin de partir à l’autre bout du monde. Un parcours en forêt, l’assaut d’une montagne à quelques kilomètres de chez soi si vous faites partie des chanceux, ou simplement un sentier dans nos parcs près de chez nous peuvent suffire pour avoir cette impression de partir ailleurs.
Je trouve d’ailleurs que c’est une des belles particularités du trail : le parcours devient une partie de l’expérience. On ne court pas seulement sur un chemin, on profite aussi de ce qu’il nous fait découvrir.
Coup de pouce à la santé mentale
En parlant de l’expérience, l’air respiré est tellement de meilleure qualité loin de la pollution urbaine et de la circulation routière! D’ailleurs, il paraît que ça régénère l’organisme. Mais je ne sais pas si cela contribue à une meilleure santé mentale, pour être honnête. Par contre, je crois à l’ancrage qu’apporte la technicité des sentiers, qui exige une concentration absolue à chaque pas pour ne pas trébucher ou rater un virage. 🙂 Cet effort mental coupe court au « bruit mental » et agit sur le cerveau, qui se calme peu à peu. Je suis donc convaincue que cet état de détente éloigne les soucis quotidiens et force à vivre pleinement le moment présent.
Je ne sais pas si c’est une question de cause à effet, mais on remarque aussi une réduction du stress et de l’anxiété lorsqu’on court dans un environnement paisible. Certains articles que j’ai lus parlent d’une diminution de la production de cortisol, l’hormone du stress. Alors, l’air plus pur, l’immersion dans la nature, combinée à la libération d’endorphines et de dopamine par l’exercice, procure un grand sentiment de ressourcement et améliore l’humeur. Mais bonne nouvelle pour ceux qui ne font pas d’activités dans la nature : l’entraînement, peu importe dans quel environnement on le fait, a des bienfaits multiples sur notre santé physique et mentale.
Mais malgré ce que je viens de vous partager, quand je pense à ma pratique du trail, je me dis que tout ça ne rend pas justice à tout ce que la nature nous offre dans toute sa générosité. Chaque personne qui délaisse l’asphalte pour les sentiers a ses propres raisons : l’envie d’explorer un autre sport, l’appel de la montagne, le goût de découvrir de nouveaux coins du Québec, le besoin de prendre l’air, d’échanger le stress du quotidien pour le calme et le respect du rythme… et souvent, pour toutes ces raisons!
Et en bonus, aucune sortie en montagne ne vous laissera indifférent!
Aimez-vous ce contenu ?
Abonnez-vous à l'infolettre pour ne rien manquer.
Commentaires
Soyez la première personne à commenter.
